
Nous y voilà. Le début d’une nouvelle année.
Je pourrais vous souhaiter plein de trucs, mais je ne suis pas encore à cent pour cent sûr que mes vœux fonctionnent, rapport au fait qu’un vieil homme chelou ne m’a toujours pas demandé d’aller chercher une lampe à huile dans une caverne.
Je pourrais vous dire comment je pense vivre ma vie, mais je ne suis pas prof aujourd’hui et le Docteur le dit mieux que moi.
Alors à la place, je me suis dit qu’on pourrait aussi remplir ce premier jour de beau, d’intéressant et d’intrigant.
En lisant : en 2018, lire ou relire Marguerite Yourcenar. Parce qu’à l’Académie Française, peut siéger le pire comme le meilleur. Parce que ses romans sont des mondes et des essais des rapières. Parce qu’il y a mille choses à découvrir dans ses récits, qu’on peut en lire quelques pages ou les dévorer, y revenir, s’y replonger. Alors oui, lire Marguerite Yourcenar.
Lire Emily Dickinson aussi. Dont j’ai découvert le premier poème sur une carte Magic. Et donc les textes minuscules me secouent comme rarement en poésie. (et si vous ne lisez pas l’anglais, j’en traduis actuellement un par jour sur twitter).
En écoutant : James Holden, une sorte de cyber chamane qui se sert de ses instruments comme d’une porte vers une réalité plus grande. Écouter le dernier Björk aussi, dont la voix, toujours la même depuis vingt ans, est dans son dernier album emplie d’espoir et de simplicité. Et enfin, écouter Juliette, parce que son dernier morceau laisse présager du meilleur pour son prochain album.
(Et puis Ezia Polaris aussi, parce que bon…)
En allant voir : le spectacle drôle, intelligent et essentiel de Klaire, Chattologie. Soixante-dix minutes sur les règles, ça ne te dit pas ? À tort. Tu apprends un peu de biologie et surtout à être quelqu’un d’un peu mieux.
En allant visiter le compte Instagram d’Andreas, sans doute le dessinateur de BD qui m’a le plus fait trembler la cervelle depuis mon adolescence. Se perdre dans ses perspectives vertigineuses avant de découvrir l’univers de ses BD.
En découvrant les ténèbres d’Hubert Griffe, où le crayon conjure la noirceur jusque dans notre monde.
En regardant : La servante écarlate (après avoir lu le bouquin), qui, même si c’est un marronnier, est une série importante, et pas juste à cause de son “message”. Mais parce qu’elle révèle géographie subtile de nos petites lâchetés, et la veulerie des hommes.
Et puis Doctor Who. Évidemment. Encore et toujours.
En jouant : À Katherine (si vous êtes adulte), dont le remake va bientôt ressortir, parce qu’il est possible de jouer à un jeu de réflexion et découvrir un héros aussi pathétique, infect et vulnérable que tous les hommes trentenaires de notre génération. À Xenoblade Chronicles 2, parce que malgré ses multiples défauts, c’est un jeu monde et une grande aventure. Comme quand on était petit et qu’on imaginait plein d’histoires sous sa couette.
Voilà. N’hésitez pas à rajouter vos petites étincelles qui peuvent rendre ce prélude à 2018 plus beau.
À bientôt. 🙂