Années 2000 en gros. Un peu moins. Dépourvu de console de jeu, j’attends la sortie de Final Fantasy VIII en version PC. Sur le modem 56k de l’époque, j’ai téléchargé tout un tas de goodies de moins de 2 mégas : images, fond d’écrans, jeux de memory, et même un économiseur-d’écran-avec-musique-intégrée (le dégoulinant Eyes on Me, me sussure ma vraie mémoire). Tous ces éléments m’immergent par avance dans l’univers du jeu, qui par ailleurs, me décevra beaucoup.
10 ans plus tard (tiens, je suis désormais quelqu’un d’écrire dix ans plus tard, ouh la sale d’impression), j’ai terminé Final Fantasy VIII deux ou trois fois, dont une fois en mode DEA, collectionnant toutes les armes, cartes et G-forces possibles. Mais lorsque je tente l’association des données…
/!\ Windows ne peut ouvrir ce programme. Souhaitez-vous choisir le programme dans une liste ?
> FFVIII
/!\ L’application n’a pu être ouverte.
Il existe deux Final Fantasy VIII. Le jeu, qui se suffit à lui-même. Son épaisseur a été acquise par les heures que j’ai pu y passer, ma frustration à subir la love story des deux héros et deux ou trois claquements sec.
Le second a une odeur d’attente dans cette chambre humide. Il est silence humblement fendu en deux par la première nappe d’Eyes On Me. On valse au château, et sa réactualisation est plus pointue, plus triste, qui sait, que le premier. D’où vient ce volume ? Piste d’écriture pour ce fameux projet. Trouver le volume caché des monu-mentales.
Pas encore une ligne de posée, déjà prétentieux.