Samedi 30 septembre

Sur YouTube, un streamer commente un article au sujet de la future version de ChatGPT. Un outil révolutionnaire, capable de simuler l’empathie. Une IA qui pourra répéter, reformuler, encore et toujours jusqu’à ce que l’on comprenne.

« C’est super, se réjouit le streamer devant son public. Qui ici pourrait croire que les profs sont capables d’avoir de l’empathie pour tous leurs élèves ? »

Ça m’atteint, sans doute plus que de raison. Parce qu’en deux phrases, destinées à capter l’attention de son public, il a mis le doigt et laissé tomber une enclume sur un point capital de mon boulot. Souvent, je tente d’exprimer à des gens qui ne sont pas du métier à quel point celui-ci est fatigant. Et souvent, j’ai l’impression qu’il manque quelque chose au tableau que je brosse. Or, peut-être est-elle là, la partie manquante : l’empathie. Deux, trois, huit heures par jour, j’ai l’esprit empli non seulement de ce que je voudrais que les élèves comprenne, mais également des liens que je tente de tisser avec eux. Et c’est un état de vigilance dont personne d’autre ou presque ne peut avoir idée. Toute la journée, on tente d’établir le contact. Trouver un moyen qu’Elisa comme Ismane suive. Il n’y a pas une seconde où l’on n’est pas en train d’en regarder un. De suivre le train de pensée d’une autre, pendant qu’elle élabore un raisonnement.

Ça se ressent physiquement : lorsque j’éprouve des douleurs, physiques ou psychiques, elles s’atténuent profondément quand je suis en classe. Parce que mon attention est toute entière tournée vers les élèves. Le mal-être attend sagement, à la porte de la classe, en regardant ses chaussures.

C’est pour ça aussi, sans doute, que je me sens aussi blessé lorsque sur les réseaux sociaux, fleurissent des harangues à l’endroit des profs qui n’ont rien à foutre de leurs classes. Profond sentiment d’injustice. C’est immature, j’en suis bien conscient. Ce ne sont que les réseaux. Et bien sûr que certains collègues doivent refuser de se faire des nœuds au cerveau quant à ce qu’ils transmettent.

Quand bien même.

Est-ce que je suis devenu un vieux rétrograde ? Qui tremble que la technologie lui arrache ce qu’il croit construire au quotidien ? Pourquoi, lorsque je tente de réfléchir à cette question de façon rationnelle, tout ce qui surgit, c’est une vague de cafard grisâtre ? Elle me plane au-dessus des épaules. Alourdie par les fantômes des élèves que j’ai choisi de porter au quotidien. C’est fatiguant, mais je me disais que c’était quelque chose d’important, d’essentiel. Quelque chose qui contribuerait à étayer un peu le monde.

Alors que peut-être pas.

Vendredi 29 septembre

Ils essayent de m’avoir.

À Agnus, les secondes ont passé le moment de sidération que provoque l’entrée dans cet immense mini-monde qu’est le lycée. Ils ont leurs marques, leurs amis, leur territoire. Et comme de juste, ils tentent de l’étendre, de gagner du pouvoir. C’est très humain au fond.

Il y a celles, bonnes élèves, qui viennent me demander de les laisser sortir avant la fin du cours « sinon on n’a pas notre bus » en échangeant des sourires à peines dissimulés. « Tous les autres profs nous l’ont permis, monsieur. » Il y a ceux qui commencent doucement à chambrer un camarade un peu plus solitaire. Gentiment. Espérant que le drapeau rouge ne surgira pas tout de suite dans l’esprit des adultes. Il y a ceux, encore qui me disent que je donne trop de travail. Que je suis, au fond, pas super sympa, je me rends compte qu’ils sont en seconde, qu’ils ont beaucoup à faire ?

J’ai beaucoup de mal à gérer ces atteintes aux règles, certaines bénignes, d’autres beaucoup plus sérieuses, qui se produisent à chaque début d’année, à chaque âge. J’idéalise beaucoup mes élèves, je le sais. C’est à la fois un problème et un carburant. Et ça rend ces moments où ils se dévoilent – comme n’importe quel être humain – veules et hypocrites, assez compliquée. Alors que je n’ai pas à être déçu ou blessé. Être un éducateur, c’est aussi ça. Accueillir ce qu’ils ont de moche pour tenter de le canaliser, le gérer et le transformer. Nombre de mes collègues y réussissent de façon magistrale. Et de toutes façons, pour paraphraser un conquérant et pas mal de panneaux sur les réseaux sociaux « Cela aussi passera. »

En attendant c’est chiant.

Jeudi 28 septembre

Je crois qu’Énée ne m’aime pas beaucoup.

Il comprend rapidement, réexplique souvent à ses potes mais se ferme totalement quand je l’invite à participer. Et roule des yeux de moins en moins discrètement quand il n’est pas d’accord avec ce que je dis. Comme lorsque j’ai expliqué qu’à mon sens, l’introduction était la partie la plus simple d’un commentaire littéraire.

« J’ai besoin que vous ne soyiez pas d’accord avec moi. S’il vous plaît, dites-moi pourquoi ce propos vous agace. »

Il m’a regardé, un peu interloqué, a cherché de l’agressivité dans mon regard. Comme il n’en trouvait pas, il a juste haussé les épaules et s’est à nouveau muré dans son silence. Échec critique.

Ce matin, je prends une heure pour les aider à mieux comprendre les mots de Jean-Luc Lagarce. Ils doivent mettre en scène un extrait de leur choix de Juste la fin du monde et le jouer. Énée a rejoint un petit groupe de mecs, il joue Suzanne, la fille perdue dans cette famille écorchée.

« Monsieur, comme je le lis, ce passage ? »

Pour la première fois, il me regarde avec autre chose que de l’indifférence ou un léger agacement.

« avec elle, Catherine, elle, tu te trouveras, vous vous trouverez sans
problème, elle est la même, vous allez vous trouver. »

Je réfléchis quelques instants.

« J’ai un avis mais je ne veux pas trop vous influencer.
– Ouais mais là, je ne sais vraiment pas quoi faire. »

Ne pas réfléchir aux implications. Il est un élève qui demande un renseignement, tu es un prof, arrête de te faire des nœuds au cerveau pour une fois.

« Je pense qu’elle est en train de faire un apparté. Elle se rend compte que Louis et Catherine peuvent se comprendre. Imaginez que le temps s’arrête qu’elle nous parle, qu’elle partage ça avec nous, le public.
– Genre elle se rend compte qu’elle est un personnage. Le… comment vous disiez, le théâtre épique ?
– Voilà. »

C’est à la fin de l’heure. Énée se tient en axe de symétrie de son groupe. Les yeux fixés sur nous, il énonce ses phrases. Il joue juste, très très juste. Applaudissements. Dans la fiche que les élèves me rendent, je leur demande de me noter, entre autres, ce qui les a marqué durant cette mise en scène. Un des partenaires de scène d’Énée écrit : « Pendant ce travail, Énée a été très sérieux. »

Vous allez vous trouver…

Mercredi 27 septembre

Il y a quelque chose qui m’émeut très fort chez les lycéens. Pas lorsqu’ils sont en classe ou que je les vois sortir du bahut, non. Plutôt dans leurs interactions liminaires. (expressions très cuistre pour dire : quand ils ne glandent rien)

J’ai enseigné pendant seize ans en collège où les allez et venues des élèves sont très contrôlées. Ici, c’est beaucoup moins le cas. Et voir ces ados-jeunes gens s’emparer de leur liberté me rend très heureux. Celles et ceux qui créent de petits groupes pour parler des intérêts qu’ils gardaient encore cachés en troisième. Les dispersés un peu partout, scrollant sur leur téléphone, encore hallucinés que ce soit permis. Et qui pour la plupart, se lassent assez vite. Les toujours assis derrière les bureaux des salles de permanence et des espaces de travail, à mobiliser cette intelligence qui s’embrase, maintenant qu’elle a plus d’air. Les lectrices cachées derrière des piles de bouquins disparates au CDI, les lecteurs qui, yeux grands ouverts, découvre l’auteur qui va leur mettre le pied à l’étrier de leurs romans d’adultes…

C’est une liberté douce, mi-encadrée, mi-laissée à elle-même. Dans laquelle je vois ces élèves grandir, presque à vue d’œil. À bien y réfléchir, je ne crois pas qu’il existe beaucoup de lieux où l’on peut exister dans ces conditions.

Encore une fois, je ne me fais pas d’illusions. Je sais que les lycées d’Agnus et de Keves sont des lieux exceptionnels de par leur situation géographique. Mais bon. Je profite de ce baume au cœur. De les voir se déployer pour atteindre les plus hautes branches.

Mardi 26 septembre

Je déteste le syndrome de l’imposteur. Le syndrome de l’imposteur, c’est – pour moi, et pour moi exclusivement – cette vieille couverture sale, qui m’a entravé et tenu chaud bien trop longtemps.

Parce qu’il y avait quelque chose de confortable, dans cette petite voix qui chuchote en permanence à l’oreille que ce que l’on propose aux élèves n’est pas assez bien. Ou superficielle. Ou regarde ce que fait cette collègue, c’est tellement mieux, à cause de toi, les mômes ils apprennent de la merde et ils vont tout rater. Le confort, c’était que ce syndrome me servait d’éthique : au moins, comme ça, je ne risquais pas de finir comme une outre bouffie de prétention. J’avais remplacé la morale par le fait de me sentir nul.
Et puis, en bon narcissique, c’était pratique, ce syndrome. « Ne t’en fais pas. » « Tu es un bon prof. » « Ces doutes prouvent que tu es sur la bonne voie. »

Aujourd’hui, les premières Herbizarre jettent à bas le chiffon odorant dans lequel je me suis longtemps drapé. Il faut dire que je l’ai bien cherché. « N’hésitez pas à apporter la contradiction », que j’ai lancé, bravache.

Bons élèves, ils ont obéi.

Je leur fais étudier la méthode du commentaire. Ils m’opposent celle qu’ils ont étudié l’année dernière. Qui, dans mon schéma mental, est automatiquement meilleure, parce que venant de quelqu’un d’autre. Et là, je suis coincé. Je suis coincé parce que je ne peux décemment pas sortir à vingt-quatre élèves « Ah ben en fait, ce que je vous explique depuis deux heures est totalement nul. »

En un dixième de secondes, qui dure des heures – approprié, sur une étude de Jean-Luc Lagarce – j’observe la pertinence de ce que je leur ai proposé. Et il faut être objectif : c’est bien. C’est plus complexe mais plus solide que le modèle que l’on me propose en face. J’ai bossé, bon sang, je ne sors pas ce cours de mon chapeau.

« Cette méthode est intéressante. Peut-être plus simple à organiser. Ce que je vous propose est plus complet. Si vous avez le temps, tentez les deux. »

C’est ce que tout enseignant normal dirait. J’ai failli crever en prononçant la phrase. Et j’inspire un bon coup. C’est terminé. Désormais, si je continue à douter, si je remets mon boulot en question, ce sera pour être meilleur enseignant. Parce que je ne peux plus me permettre ce cinéma devant des jeunes gens qui n’ont pas d’autre choix que de me faire confiance pour les amener au bout de l’année. Parce que je leur dois, et je me dois aussi, d’être une meilleure personne. Est-ce que ce sera aussi facile que ça ? Non, probablement pas. Bien sûr qu’il va y avoir des rechutes et des échecs.

Mais aujourd’hui, une poignée d’élèves m’a mis face à l’un de mes démons. Ça pique. C’est important.

Lundi 25 septembre

En fait, j’existe.

Il s’en est passé, des choses, durant cette semaine sans journal. Premières évaluations, premières difficultés de prof de lycée : comment faire appréhender aux élèves la montagne qui les attend, sans leur faire peur mais sans non plus leur mentir sur le défi qui les attend ? Impression de gérer l’urgence, en permanence. Quelques mots échangés avec les collègues, et la nécessité de courir d’un bahut à l’autre. Et l’autre partie de ma vie, celle que j’évoque peu, immense.

Et puis ce matin, les morceaux semblent se mettre en place.

J’ai corrigé les premières évaluations. Ça m’aide toujours à fixer les noms des élèves. Soudain ils ont une graphie, un style d’écriture, des points forts et des points faibles. Ils viennent me voir – sans la moindre animosité au lycée de Keves – pour comprendre ce qui a fonctionné ou pas. Je commence à les voir en tant qu’individu. Et ça me rend tellement, tellement heureux.

Les adultes (oui, je persiste à les appeler « les adultes » dans ma tête) aussi semblent désormais me reconnaître. La géographie de cette immense salle des profs se dessine : celles et ceux avec qui on se reconnaît immédiatement. La même langue commune, faite de valeurs partagées, de références que l’on ne craint pas de balancer, même alors qu’il ne reste que deux minutes de récréation et que l’on risque de devoir les expliquer (on n’a pas besoin). L’administration, les AED… Je ne suis plus tout à fait une apparition.

Même mes cours. J’ai enfin réussi à sortir de ma phase stand up. Et suffisamment posé mon personnage pour laisser aux mômes un peu d’autonomie. Prendre le temps de s’asseoir à côté d’eux. À essayer, avec eux, de déployer le personnage de Louis, dans Juste la fin du monde. Pendant que je déploie les phrases et les mots, je sens, qu’une fois encore, l’année va être éprouvante. Que, comme à chaque fois, j’y laisserai de l’énergie vitale, un fragment de moi qui est irremplaçable. Ce que j’y gagnerai ? Je ne le sais pas encore. C’est le jeu.

C’est ce que j’aime.

Lundi 25 septembre

Pour la première fois de son existence, en huit ans ce journal s’est arrêté. Pour des raisons bêtement techniques. Je me suis dit que ça n’était pas bien grave, qu’au fond, ça me ferait des vacances. Et que même ce serait un test. À chaque rentrée, je me demande si cela vaut la peine de continuer. Je me demande si je ne poursuis pas par habitude, si je n’ai pas déjà écrit la saison de trop.
Je ne vais pas vous mentir, ça n’a pas été une semaine agréable.

Parce que je voyais des moments passer. Des moments qui me semblaient importants avec les élèves, et les collègues. J’ai tenté de les noter, pour les écrire plus tard. Mais je les ai vus se figer. Disparaître petit à petit. Pour la première fois en huit ans, j’ai vécu des journées dont ne subsistera aucun souvenir. Parce qu’au fond, qu’est-ce qui ressemble plus à une journée de cours qu’une autre journée de cours ?

Peut-être cet arrêt forcé m’a-t-il fait comprendre l’importance que j’attache à ce journal : il combat l’uniforme. Lorsque j’en relis des pages – ça m’arrive, je suis narcissique – les souvenirs qui s’y rattachent sont immédiatement convoqués. Ce fragment n’a rien à voir avec le précédent, ou le suivant. Il est infime, il est essentiel.

Alors je vais continuer.

Cette migration vers un nouveau site a encore probablement son lot de scories, mais je vais faire en sorte de les corriger au fur et à mesure. En attendant, les mots sont là. Ils sont importants pour moi. Peut-être le sont-ils pour vous.

Cette longue glose pourrait tenir en quatre mots : on est de retour.

Et c’est bien.

Lundi 18 septembre

Aujourd’hui, j’ai énormément de chagrin. Ça me fait plaisir que les rituels puissent apaiser des douleurs. Ce lundi, pas la mienne. Il y a une absence et rien ne semble pouvoir la combler.

Aux gens qui m’adressent la parole, je parle de mon travail. Parce que c’est ce qui se fait, mais pas seulement. Parce qu’aussi, en cette journée de deuil, c’est l’une des seules choses qui ne soit pas affectée par la tristesse. Parce qu’aujourd’hui, ça me tient lieu de refuge.

Qui aurait pu croire ?

Dimanche 17 septembre

Et le dimanche, on s’évade !

Dans la ville de Juban, des forces sombres cherchent à s’emparer de la psyché des habitants. Présences extra-terrestres ou réincarnations de créatures ténébreuses… Heureusement, les Sailor Senshi, guerrières du cosmos, veillent ! Enfin, quand elles n’ont pas une interro, ne sont pas en train de s’engueuler ou de se demander où passer leurs vacances.

On ne présente plus Sailor Moon, célébrissime pendant féminin de Dragon Ball. Le lectorat ici présent pourra par contre à bon droit se demander ce qui peut pousser un type de quarante berges à regarder une série “pour filles”.

Alors oui, Sailor Moon est un anime qui a vieilli, rempli jusqu’au trognon d’épisode “fillers” (destinés à occuper le quota, quelle que soit l’intrigue) et au goût parfois discutable.

Mais un animé ne devient pas un classique pour rien. Il y a dans Sailor Moon quelque chose d’assez unique qui est, paradoxalement, un refus des conventions. Si les héroïnes parviennent à vaincre les brouettes d’aliens vénères qui tombent en pluie sur la ville, c’est du fait de leur unicité, voir même de leurs bizarrerie, plus qu’au pouvoir de l’union et de l’amitié : Usagi, l’héroïne, passe son temps à pigner, mais cette empathie lui permet de fédérer. Ami, Sailor Mercure, est une introvertie amoureuse des études, ce qui n’est jamais présenté comme un sujet de honte ou de moquerie mais comme un atout indéniable. Et ainsi de suite. Sailor Moon est une série éminemment bienveillante, dont les méchants sont rarement au-delà de toute rédemption… Et où les hommes ne prennent jamais le dessus. Si l’amour d’Usagi pour son homme masqué adoré est l’un des fils rouges de l’intrigue, il n’est pas l’alpha et l’omega de l’anime, le justicier en smoking devenant très fréquemment une force antagoniste.

Comme l’oeuvre dont elle est la mère, Utena, Sailor Moon propose à ses héroïnes de se contempler à travers des reflets en négatif. Les adversaires sont dans leur très grande majorité des perversions de ce qu’elles pourraient devenir, en abandonnant leur intégrité. Le jeu des couleurs, portées comme des blasons par les personnages, n’est pas (qu’)un argument marketing : il est aussi un voyage à travers les facettes qu’explore une adolescente – ou un adolescent – dans cette période éminemment instable, à l’issue de laquelle il deviendra, espère l’animé, une version exalté de lui-même, aux qualité épanouies.

Samedi 16 septembre

“Tu as vu, Unetelle a quitté l’Éducation Nationale. C’est vraiment l’orchestre du Titanic, cette histoire !”

Je déteste cette expression. Elle impliquerait que tout est perdu. Qu’il ne reste plus que la beauté dérisoire d’un geste. Et je ne suis prêt ni à l’admettre, ni à le croire, concernant mon boulot.

Ce matin, ma sœur me parlait de foi. Notamment religieuse.

Définition de foi : “Assurance donnée d’être fidèle à sa parole, d’accomplir exactement ce que l’on a promis.”

Je promets à mes élèves, tous les ans, que je les guiderai à bon port. Je promets, tous les ans, à l’iceberg qu’il ne gagnera pas, quelle que soit sa hauteur, les coups qu’ils portent et ses émanations lacrymogènes.

“Si tu avais été le capitaine du Titanic, c’est l’iceberg qui aurait fini par avoir tort !”

Mot d’esprit de l’auteur de BD Greg. Et credo de ma vie d’enseignant.