Mardi 28 décembre
Comme j’ai raté une évasion du dimanche, je la rattrape ici, donc pas de billet, mais la chanson qui, pour mille raisons, résonne parfaitement en ce moment.
Comme j’ai raté une évasion du dimanche, je la rattrape ici, donc pas de billet, mais la chanson qui, pour mille raisons, résonne parfaitement en ce moment.
Et le dimanche, on s’évade.
Allez, un petit retour dans le passé, avec Émilie Simon !
Et le dimanche, on s’évade !
Et le dimanche, on s’évade !
Ce soir, je sacrifie à ma passion pour le jeu vidéo et pour le cosplay !
Et le dimanche, on s’évade !
Rêvons un peu…
Et le dimanche, on s’évade !
C’est une rediffusion, mais à toute chose malheur étant bon, profitons de la sortie de Cowboy Bebop sur Netflix pour redécouvrir la bande-son de la série originale, que je vous conseille très vivement.
Et le dimanche on s’évade.
Quand j’avais douze ans, mes parents m’ont donné certains de leurs CD. Parmi lesquels un album de Tori Amos. Cornflake Girl. J’aimais bien la pochette, mais à l’époque, je n’écoutais pas de chansons en anglais. Ça a duré jusqu’à mes 17 ans et ma découverte de Björk.
Je suis retourné à Tori Amos beaucoup, beaucoup plus tard, et ai écouté sa discographie sur un temps très court. Deux ou trois ans.
Bizarrement, la découverte de son nouvel album, Ocean to Ocean, m’a fait un peu la même impression. Tori Amos me semble être, comme Björk, justement, de ces artistes qui tentent de résoudre une équation : trouver un chanson, une note, qui sera comme une clé. Chaque nouveau titre est un élément de cette très longue litanie qu’elle égrène, à la recherche d’on ne sait trop quoi.
Si cette théorie débile était vraie, Ocean to Ocean serait le bilan de ces années de quête. On retroue dans ces nouveaux morceaux des accords, des instruments, des sons de Little Earthquakes, de Cornflake Girl. Les aigus de la jeune Tori, le penchant pour la pop indé des années 90. Mais Tori a vieilli. Les aigus sont patinés, les mediums plus assurés. Les arrangements plus réfléchis. Ocean to Ocean, d’un temps à l’autre. Le résultat est un ensemble plus modeste, peut-être moins ambitieux que ses œuvres précédentes. Mais qui pose, avec l’élégance et la douceur propre à Amos, les bonnes questions : pourquoi chanter, au fond ? Pour exorciser la douleur d’un confinement ? (certains textes sont à cet égard, sans équivoque) Pour porter une parole engagée ? Ou juste pour comprendre.
Il y a de ça plusieurs années, j’étais allé voir Tori Amos en concert. Un fond d’étoiles tourbillonnant lentement était projeté. J’ai l’impression que c’est là qu’elle évolue. Dans cet infini serein. À capter, année après année, des lumières d’étoiles. Parfois des super novas. Et d’autres, de modestes soleils, dont les notes nous parviennent en écho, d’il y a très, très longtemps.
Et le dimanche, on s’évade !
It’s time for a Glee throwback Sunday !
Et le dimanche, on s’évade !
Et avec le retour des jours d’automne, quoi de mieux qu’un peu de synthwave bien crade ?
Et le dimanche, on s’évade !
Avec un peu de Regina…