Et le dimanche on s’évade.

Murakami et moi, c’est tout ou rien. J’ai pleuré à la lecture de Kafka sur le rivage et me suis demandé par quel miracle de masochisme j’étais parvenu à la fin de 1Q84 (un peu comme quand j’ai lu La vérité sur l’affaire Harry Québert jusqu’au bout. Brrrr !)
Ce nouveau Murakami, donc – dont j’ai la flemme de réécrire le nom – intrigue. Un roman d’adolescent qu’on aurait pris, étiré, tordu dans tous les sens pour en faire une oeuvre plus “adulte.”
L’histoire est, comme souvent chez Murakami, simple et presque anodine : Tsukuru, 36 ans, ne s’est jamais remis de cette soirée plus de dix ans auparavant, où ses quatre plus proches amis lui ont annoncé qu’ils ne souhaitaient plus jamais le voir. S’il souhaite conquérir Sara, il lui faut revenir dans son village d’enfance et comprendre ce qu’il s’est passé lors de son adolescence.
L’incolore Tsukuru… est doux et cruel. On observe cet ado de 36 ans avec la même fascination qu’on étudierait un insecte. Et ses errances déchirent lentement le coeur.
J’ignore encore si je terminerai le bouquin avec l’impression de m’être fait floué ou en souriant. En attendant, je poursuis le grand môme.