C’est le début des vacances et je vais les passer une manette greffée à la main. Je vais les passer à jouer à la énième déclinaison d’une histoire interactive ultra convenue. Je vais les passer à explorer l’histoire semi-guidée d’une princesse très courageuse et d’un jeune homme naïf qui finiront par sauver le monde, même si dès fois, on se dira que non, non, ce n’est pas possible.
J’en ai besoin.
J’ai besoin de découvrir un monde nouveau mais qui s’explore comme les autres.
J’ai besoin de personnages aux noms différents mais que je retrouve comme de vieille connaissances.
J’ai besoin de trouver l’esthétique des héros douteuse mais rassurante.
J’ai besoin de me battre contre les éternels loups, ogres et sorcières, en ne suivant pas les règles d’efficacité maximales prescrites par le système de jeu, parce que je préfère faire comme ça et pas autrement.
J’ai besoin de suivre ce rituel observé depuis mon lycée, parce qu’alors je me rappelle tout. Tout ce qui s’est passé depuis.
J’ai besoin de suivre un récit cohérent, j’ai besoin que pour une fois, c’est à moi que l’on raconte. J’ai besoin que ce soit logique, que les gentils s’en prennent plein la gueule mais sachent se défendre.
J’ai besoin de cohérence. Quelques dizaines d’heures devant un écran.