Mercredi 11 novembre

Ce bar est bondé. Par-dessus la musique, un brit-rock plutôt classe, on s’époumone. C’est l’anniversaire de T. depuis quelques secondes. Il nous regarde en souriant, tandis que le copain de M., que je rêvais de rencontrer depuis que je connais M., me parle de littérature populaire. 

Dehors, A. discute avec ses anciens collègues. A. a quitté la région parisienne et Ylisse – qu’il occupait depuis la création du bahut – laissant derrière lui une vraie légende, tant parmi les adultes que les élèves.

C. aimerait me voir danser. La pauvre, si elle savait.

Comme souvent quand ça rit, quand ça explose, quand il y a du monde, je prends quelques instants pour me mettre à l’écart. Et pour sourire. Ces gens, de petits bouts de miroirs venus d’un peu partout en France. Chacun son histoire, chacun ses envies, chacun son timbre. 

Et nous voilà tous ici, dans ce bar au nom le plus parisien de tous les bars parisiens du coin. Pas seulement pour évacuer la pression, dégoiser sur les chiards ou la direction. D’ailleurs personne ne parle boulot. Cette année à Ylisse, un équilibre étrange s’est établi. Une harmonie entre les gens, de pure coïncidence. Le genre de petit miracle que je ne souhaite que défendre farouchement.

Et pendant que P. lance une blague qui se perd dans le bruit ambiant je souris. Tout ira bien.

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