Dimanche 29 novembre

Et le dimanche on s’évade.

Je marche sur la pointe des pieds entre les pages de Yoko Ogawa depuis une dizaine d’années.

Parce que son monde est serein, intriguant, malsain. Parce que dans ses histoires, toujours anodines, toujours incongrues, on entend le silence entre les mots. 

Chacun de ses romans commence par un déséquilibre. Quelque chose qui ne devrait pas être là : un décès inattendu, un éléphant sur un toi, un hippopotame nain. Et autour de cette faille, l’ordre tente de se restaurer.

Les mots de Yoko Ogawa sont d’une élégance insensée et la traduction de Rose-Marie Makino leur rend superbement justice.

Il vaut mieux préférer les derniers romans de Yoko Ogawa aux premiers. Plus polis et plus rudes à la fois. C’est un voyage en silence. Et à perdre le souffle.

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