Dimanche 3 janvier

Et le Dimanche on s’évade.

Créée il y a plusieurs décennies par le célébrissime Quino, Mafalda est désormais une vieille petite fille. Malgré tout, les strips dans lesquels elle apparaît restent d’une actualité qui fait froid dans le dos.

Mafalda, c’est une BD sur laquelle on peut revenir, encore, et encore, et encore. Elle me faisait rire pour tout un tas de raisons à 8 ans, et pour plein d’autres à 33. Mafalda, c’est le cynisme sans l’arrogance, la lucidité sans l’usure. Cette môme curieuse et revendicative, entourée de ses potes comme autant d’archétypes de son monde (le rêveur, la bourgeoise, l’anar de droite…) a tellement à nous apprendre.

Plus encore que les Peanuts, je pense que Mafalda est la vénérable aïeule de South Park. La lucidité est la même, la tendresse aussi, sans les afféteries trash. 

Se faire une cure de Mafalda, de temps à autres, ça fait du bien. Ça balaye les toiles d’araignées, ça affute le regard, et, bizarrement, ça booste l’optimisme. Juste de regarder ses gamins, avec leur ignorance et leur sagesse de petits bouts, se demander de quel monde ils vont hériter.

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