Mardi 12 janvier

“Des 3èmes Orphée m’ont foutu la honte hier !”

Le SMS de B. me fait craindre le pire. Hier, un résistant est venu parler de son engagement aux mômes. Et en bons ados, certains ont jugé bon de se faire remarquer, que ce soit A., affalée sur sa table ou T. et H. qui se sont amusés à se voler leurs sacs pendant une heure.

Réfrénant une envie de me transformer en Super Sayien – vu que j’ai la même voix que la doubleuse japonaise de Goku quand je m’énerve, c’est plutôt simple – j’entame une conversation avec les mômes, l’air de ne pas y toucher.

“Alors, c’était comment hier, avec l’intervenant ? Oui A. ?
– J’avais trop soif ! Je pensais trop aux bouteilles d’eau qu’il y a sur les étagères des salles !”

What

“Monsieur, il nous a dit qu’on lui nettoyait son sang, parce que sinon, il a le sang et le pipi mélangés.”

The

“Il a été sauvé par une poule !”

Hell ???

Je m’asseois les genoux un peu faiblards. Avec toujours ce mur en pleine face. Le collégien, cet être auto-centré à un point tragique. Alors oui. Oui la seconde guerre mondiale loin, si loin d’eux dans le temps, l’histoire familiale, l’âge mais…

“Et son père l’a pris dans ses bras quand il est revenu de se battre. Il ne l’avait jamais embrassé et l’a il l’a fait, monsieur ! Vous vous rendez compte ?
– Pourquoi les gens il faut qu’ils vivent ça pour s’embrasser ?”

Lumière. Toute petite.

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