
Et le dimanche, on s’évade.
Une expérimentation de Chloé Delaume qui prend pour moi des allures de classiques. Chloé Delaume ne cesse de se poser des questions : sur les mots, la fiction, raconter, narrer, témoigner, lutter, lancer des sortilèges. Et dans ce bouquin, sur l’objet livre.
À mi-chemin entre la fanfiction et le livre dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers propose un voyage dans l’univers de la série mais pas que. Parce qu’on croise aussi des transfuges d’autres univers, qu’ils soient télévisuels ou littéraires, ainsi que des questions de fond sur le langage.
Et un détail qui me fait aimer d’amour l’exemplaire que je possède : dans son introduction, Chloé Delaume nous invite à remettre en question le statut sacralisé de l’objet livre, en n’hésitant pas à écrire dedans, marquer les pages, et j’en passe.
Mon volume a été laissé à portée des quenottes de mon lapin, qui s’est empressé de le customiser à sa manière. Je pense donc avoir vécu l’expérience de façon plutôt rigoureuse.