Et le dimanche on s’évade.

Zombies, run est, comme son nom ne l’indique pas forcément, l’une de ces multiples applications qui fleurissent sur les smartphones vous permettant de gérer votre rythme de course à pied.
Avec quelques différences notables.
La première est que Zombies, Run, en plus de vous indiquer votre temps, votre rythme, et tout un tas d’autres paramètres auxquels je ne pige rien vous raconte une histoire. (EN ANGLAIS. Je préfère préciser hein. Qu’on vienne pas se plaindre après).
Vous êtes Runner 5, survivant d’une énième apocalypse zombie. Votre rôle ? Courir en ramassant divers objets (l’application vous signale automatiquement quand vous les acquérez, pas besoin de vous traîner au sol) et suivre les consignes de Sam, votre opérateur. Celui-ci, vous donne ses informations depuis la ville d’Abel, que vos actions visent à protéger.
L’histoire est narrée sous la forme de petits clips audio qui se lancent à intervalles réguliers, au bout d’une certaine distance ou d’un temps donné. Sam sera rejoint par divers personnages d’Abel qui apportent davantage de profondeur à l’intrigue. On reste dans le survival zombie classique mais pour autant très plaisant, d’autant plus que les acteurs sont des plus convaincants.
Et bien entendu, de temps en temps une bande de morts-vivants affamés décide de faire de vous son quatre-heures. Il vous est alors demandé d’accélérer, sous peine de perdre les précieux objets que vous aurez collecté sur votre route.
Si Zombies, run me fascine autant, c’est de par le ressort narratif qu’il explore. L’histoire (ou plutôt la série, un épisode par course), se raconte dans votre course, votre souffle, votre fatigue. Même si nous déterminons les règles du jeu (durée de la mission, zombies vous chassant ou pas), l’état de vulnérabilité dans laquelle nous met la course est tout à fait propice à créer une ambiance à la fois légère et angoissante.
Tant que l’histoire me portera, je troquerai mon application habituelle contre celle-ci : j’ai rarement couru aussi vite, fuyant des zombies imaginaires au milieu des promeneurs et des canards.