Vendredi 4 mars

Pendant les vacances, S. est venue à la maison. Beaucoup de bonheur. Et de conversations sur le boulot, évidemment. S. enseigne dans un bahut un Auvergne dans lequel les objectifs n’ont rien à voir avec ceux d’Ylisse.

Sur huit années, j’ai bossé sept ans en établissement REP ou assimilés. Toujours en collège évidemment.

“Ce n’est plus du tout le même boulot.” m’a dit F. quand elle a muté pour le lycée. Alors comme à chaque fin de vacances, se poser la même question : poursuivre l’année prochaine dans ce que je connais, se confronter à autre chose ? “Changer de boulot” ?

Peut-être est-ce pour cela que j’ai laissé le choix de mes mutations à l’aléatoire : le boulot d’enseigner est un ogre, les bahuts ont un petit côté plante carnivore. Une fois qu’on s’y est installé, en changer devient chaque année moins évident.

Enseigner sans savoir où ça mène. En faisant chaque année comme si c’était la dernière année. À fond et sans attendre de mettre en place ce qui nous tient à cœur. C’est comme ça que je m’épanouis.
Puissé-je garder cette énergie encore longtemps.

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