
Il reste plus de trois mois à cette année scolaire. Pourtant, déjà, les premiers effluves de la fin de saison se font sentir.
Des collègues ont eu leur mutation inter-académiques, ils vont changer de région, partir vers des cieux plus cléments que la région parisienne, qu’Ylisse. Finie, l’inconfortable période de transition.
Nos élèves de 3ème pensent à leur orientation de l’année prochaine. Ou plutôt, devraient y penser. C’est l’un des problèmes récurrents du bahut : beaucoup des mômes ou de familles sont de plus en plus persuadés que l’orientation post-troisième est un service que leur doit l’Éducation Nationale. Plus précisément leurs CPE et profs principaux. Nous sommes donc priés de permettre à chaque môme d’accéder à l’année d’étude qu’il souhaite, et plus vite que ça Dans un bahut ou la 2de Générale ne va pas du tout de soi pour tout le monde, autant dire que la tâche est ardue. Et ingrate.
Il reste trois mois et demi et les rayons du soleil changent légèrement la donne dans les salles de classe. Le climat se fait plus léger. Et l’appel du dehors plus insistant pour certains.
Quant à moi, je regarde tout ça avec un peu d’angoisse. En espérant que cette troisième année ne soit pas celle de trop, en croisant les doigts pour que, égoïstement, les collègues auxquels je me suis attaché continuent à me prêter leur force.