Et le Dimanche on s’évade.

Jodorowsky’s Dune retrace le parcours de l’un de ces films-goëlands, un film trop grand pour la réalité.
En 1975, Alessandro Jodorowsky, artiste totalement barré, décide de réaliser l’adaptation de Dune la gigantesque saga de SF de Frank Herbert. Le documentaire retrace son parcours, du recrutement de ceux qu’il appelle ses “guerriers” (Moebius à la direction artistiques, Giger, le créateur d’Alien, Salvador Dali, Mick Jagger, les Pink Floyd…) à la conception de cet univers démentiel, jusqu’au refus unanime des studios de soutenir un projet parfaitement conçu dans ses moindres détails mais bien trop cinglé pour être projeté.
Je pleure rarement au cinéma, ça a été le cas ici. De voir, recrée, ce rêve délirant, cette envie folle de réaliser une grande et belle oeuvre. De m’imaginer Dali jouant l’empereur de la galaxie et Orson Welles le grand méchant. De sentir dans la voix cassée de Jodorowsky la passion et l’envie de voir advenir son film.
Pour quiconque a déjà eu envie d’écrire une ligne, de terminer un dessin, de composer une chanson, Jodorowsky’s Dune est une sacrée fusée dans le noir.