Mercredi 18 mai

Conversation avec D. J’adore D. parce qu’il est énigmatique, redoutablement intelligent et profondément gentil. D. me parle des livres qu’il a lu en cours. De ceux qu’il a adoré, ceux qu’il n’a connu qu’au travers de leurs articles wikipedia, le meilleur ami des étudiants petits et grands.
Je repense à ce que disait G. Que les gens ne lisent pas. Peu. Pas assez.

Tâche exaltante du prof de français. Pendant ces quelques années où l’on peut imposer des lectures à un public captif, choisir les bons livres. Ceux qui éveilleront et donneront envie d’aller plus loin. Ceux qui feront se dire aux mômes qu’il y a quelque chose d’autre dans ces pages que d’obscures réponses à relever, réponses qui seront oubliées dès la fin du cours.

C’est le seul moment où la littérature a une telle scène pour s’exprimer. Et bien souvent, je sais que je ne lui laisse pas assez d’espace, stressé par le programme, les connaissances et les compétences.

Alors qu’il y avait tant de chaleur dans la voix de D. quand il parlait du Vieil homme et la mer.

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