
Retour vers la Bretagne. Dans le covoiturage, j’entame une conversation avec mon voisin. Il est informaticien, sa sœur prof d’espagnol. Les heures défilent, tandis qu’on parle d’Ada Lovelace, de la réforme de l’orthographe, de Pokemon Go.
“C’est assez injuste, me dit-il à un moment, toute personne qui a crée une page internet croit qu’il est capable de faire mon boulot. Tu imagines ?”
Totalement…
Je ressors de la voiture en souriant. L. a vingt-trois ans, il fait partie de cette génération qui, malgré le pessimisme des sociologues, commence à se méfier des clichés servis depuis des années sur l’enseignement.
C’est peut-être les vacances, la fatigue ou la conversation. Mais je me dis que pour nous aussi, les choses peuvent aller en s’améliorant. Bosser, tout le temps, expliquer ce que l’on fait, précisément, et refuser le découragement.
Il fait bon.