
Le service des mutations inter académique a ouvert cette semaine sur I-Prof.
En français, ça veut dire que la grande loterie au changements de poste des profs a débuté. Je tends l’oreille et j’écoute les projets des uns et des autres. Partir, rester. Cette année, sauf énorme imprévu, je suis dans le camp du “rester”.
On en parlait hier avec Monsieur Vivi dans le RER. J’évoquais tous ces collègues exceptionnels que j’ai croisé. Et que j’ai perdu de vue. La distance, le boulot, la paresse un peu lâche. À la vérité, ceux avec qui je parle encore sont une poignée. Je lui explique :
“Maintenant, j’essaye de ne plus dire “Faut vraiment qu’on se fasse un truc !” quand je les recroise. C’est faux et c’est hypocrite. La vérité est que ça n’arrive presque jamais.”
À la place, je regarde le calendrier. Et je compte les jours qui me restent pour vivre avec ceux qui partiront les plus improbables, les plus fortes, les plus belles des aventures.