Samedi 17 décembre

Et pour les vacances, on s’évade.

Cette année, mini calendrier de l’Avent : je vous propose tout ce qui m’a fait du bien en 2016, qui m’a permis de décrocher, de me sentir mieux. Un florilège des dimanches en quelque sorte, avec plusieurs inédits.

Et pour commencer, ma plus belle émotion de l’année (et toute récente qui plus est) : Karamazov, la dernière pièce de Jean Bellorini.

Je n’ai pas de côté groupie, mais lorsque je l’ai croisé, au théâtre Louis Aragon, mes mots se sont étranglés et je n’ai pu sortir qu’un minable “merci”. Parce que ce que fait ce mec, avec sa troupe de théâtre, est magique.

Aller voir une pièce de Bellorini, c’est sentir la scène se dilater, prendre les proportions de l’univers, et y flotter, en espérant que jamais cela ne s’arrête. Même quand il s’attaque à une cathédrale du roman russe pendant plus de 4 heures. 

Bellorini fournit à ses comédiens une chaîne d’arpenteur et les envoie explorer les mots de Dostoïevski. Et ils se lancent. Avec leurs voix, leurs corps, leurs instruments de musique. Ils y vont et ils nous emmènent, parce que cette exploration n’est en rien un exercice de style. 

Alors voilà. Le voyage sous vos yeux. Sûr c’est par écran interposé. Mais quand même. C’est beau.

Et c’est par là.

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