
Cours avec les 3èmes A(pocalypse). Des vertus d’enseigner à plusieurs. Les mômes suivent, au pire avec une gentille indifférence, au mieux avec enthousiasme, les aventures de Panurge et de ses moutons. Le texte est classique, la forme du cours aussi. Mais je n’ai pas d’appréhension.
J’enseigne devant un collègue, et il y a là une histoire de fierté. Je mets dans mes explications, dans mes questions ce supplément d’énergie, d’envie qu’il me semble parfois impossible de réussir à atteindre. Tout simplement, je crois à ce que je fais, et je m’attache à bien le faire.
Et ça fonctionne.
C’est impossible à formuler en ces termes dans une réforme ou un programme politique. Mais multiplier le travail en demi-groupes, les classes à plusieurs enseignants, c’est aussi faire appel à notre orgueil. Celui de vouloir bien faire non seulement devant les mômes, mais aussi devant nos pairs.
À ce jeu-là, nous sommes tous gagnants.