Dimanche 19 mars

Et le dimanche on s’évade.

Nier Automata est le volet le plus récent de la double série Drakengard / Nier, le premier aspect évoluant dans un monde médiéval-fantastique, le second dans un univers de science-fiction.

Dans ce dernier opus, la guerre fait rage, entre les derniers humains, chassés de leur planète par une race hostile d’extra-terrestres. Mais dans ce conflit délirant, tout se fait par intermédiaire : les aliens ont construit des machines (à l’allure plutôt bonhomme, il faut bien le dire) et les humains des androïdes. Ce sont ces deux peuples qui s’affrontent sur le gigantesque champ de bataille abandonné qu’est devenu la Terre.

Dans la peau de l’un de ces androïdes, le joueur est appelé à prendre part au conflit.

Un conflit terriblement lointain. Et c’est sans doute ce qui fait le premier et principal point d’accroche de Nier Automata : les deux armées s’affrontent sans inimitié particulière, il ne s’agit que de leur fonction, ce qui donne à cette guerre un aspect distancié. À l’image du monde dans lequel nous évoluons. Un monde débarrassé de toute présence humaine depuis des siècles. Ni machines ni androïdes n’ont d’usage pour les bâtiments qui, laissés à l’abandon, ont vu la nature les recouvrir. Voyages incongrus dans les ruines d’une métropole recouverte par la végétation ou dans un désert d’où émergent des débris d’immeubles et des carcasses de voitures. C’est sans doute ce qui fait le charme particulier de ce jeu, dont le scénario, les personnages et le système de combat restent relativement classique : cet aspect ensorcelant, poussé à l’extrême, d’une Terre déserte, devenue un grand terrain de jeu où le danger reste relatif, la “mort” de notre androïde se soldant par le téléchargement de sa mémoire dans un nouveau corps en état de marche.

La longue errance des androïdes 2-B et 9-S est sereine, et les phases d’actions, alternant combat en 3D, shoot’em up et phases de plateformes participent à la mise en scène grandiose d’un monde abandonné, un monde oublié. Comme si les parents étaient partis et que nous, les enfants, on pouvait jouer et grimper partout. 

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