
C’est donc en plein milieu des vacances de printemps que, pour la première fois depuis aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai rien fait concernant le boulot. Que dalle. Aucune préparation, correction, lecture pédagogique. Rien. Ça m’arrive de moins en moins souvent.
Non pas que je devienne un bourreau de travail avec l’âge – Cthulhu m’en préserve – mais monter des cloisons entre ma vie personnelle et professionnelle devient de plus en plus facile au fil du temps. Il y a quatre ou cinq ans, se pencher sur les annales du brevet me renvoyait perpétuellement à ma journée du jeudi qui s’était mal passée, à cet élève qui m’avait manqué de respect, aux copies en retard.
Plus maintenant.
Et cette bienfaisante dissociation me permet paradoxalement de davantage réfléchir à mon travail. De réfléchir quotidiennement et sans angoisse au boulot.
Je pense que ça finit par arriver à tous les profs. Même ceux qui, comme moi, on méchamment galéré leurs premières années.
Promis.