Lundi 10 avril

Une petite heure passée à écrire des paroles pour le spectacle de fin d’année des 5ème Glee. Cette année, c’est autour d’Alice au Pays des Merveilles. Alors que j’essaye d’imaginer ce à quoi ressemblerait un reggae à l’époque victorienne, je pense à ce qu’à réussi à construire, en deux petites années, Monsieur Vivi, grand manitou des CHAM (Classes à Horaires Aménagés Musique). 

Soyons clair : ce projet était au départ une opération de prestige, j’en avais parlé dans un billet précédent. Une façon pour le conseil général de montrer qu’à Ylisse, à l’ombre des tours, on peut éduquer de petits sauvageons à la musique. Pour se lancer dans le projet, il fallait être je-m’en-foutiste, opportuniste, ou d’un idéalisme forcené. Ai-je besoin de préciser que Monsieur Vivi fait partie de la troisième catégorie ? À lui tout seul, il a mis en place les bases de l’opération.

Et puis, il est allé nous chercher. Un par un. Il est allé demander individuellement qui souhaitait participer à ce qui devenait son – non, notre, du coup – aventure. Qui voulait enseigner, organiser, recruter, composer. Il a pris toutes les réponses. Les accords, les refus, les petits bout d’aide, les grands engagements. Il a fait de ces classes CHAM un bâtiment composite, fait des qualités de ceux qui le suivent : la passion pour le théâtre de M., l’enthousiasme et la précision de F., la virtuosité de T….

Ce que vivent les mômes de la CHAM est immense. Parce que le projet est ambitieux sans être élitiste, exigeant sans être abscons, prenant sans être épuisant. Mais surtout parce qu’il y a au centre de tout ça tout l’amour d’un grand bonhomme, un peu extraordinaire sur les bords.

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