Lundi 1er mai

Aujourd’hui Fête du Travail, je bosse. Par choix, parce que je veux m’avancer sur les corrections de ces fichues copies de brevet. C’est un truc que j’ai réussi à doser il n’y a pas longtemps : réussir à ne bosser que lorsque je le souhaite. 

Le métier de prof a cela de merveilleux qu’il permet un puissant contrôle de notre temps : nous organisons à notre guise nos préparations de cours, corrections de copies, réunions informelles et j’en passe. Mais comme toute profession de ce genre, l’effet pervers est de se retrouver à bosser en permanence.

Je le dis en particulier aux collègues arrivant dans le métier : dressez des murailles solides. Sanctuarisez des moments à vous, dans lesquels non seulement le boulot mais aussi le bahut n’a pas droit de cité. Oui c’est difficile, mais c’est important. Mieux. Essentiel. Se laisse manger par le boulot et ses mille impératifs est aisé. C’est comme ça qu’on prend la profession en grippe. Alors même si l’on est en retard, même si on ne va jamais s’en sortir, juste arrêter. Sortir, prendre l’air. Ça ne fait pas de nous de mauvais enseignants, juste des gens qui se préservent.

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