Et comme tous les dimanche, on s’évadera cette année. Littérature, musique, expos et jeux vidéos… Il y en aura pour tout le monde !

Pas mal de claques prises littérairement, pendant les vacances. The handmaid’s tale est l’une d’elle. (Oui, je parle du bouquin et pas de la série, parce que je suis snob). L’histoire est une dystopie parfaitement classique, si tant est que ce genre ait été formalisé – et si c’est le cas, je veux bien la référence.
Elle avait un nom, elle n’est plus qu’Offred. Possédée, dans tous les sens du termes, par Fred, l’un des Commandants de la République de Gilead. La République de Gilead, fondée après maints conflits dont on devine qu’ils ne sont pas encore achevés. Pour combattre l’ennemi intérieur comme extérieur, pour vaincre la stérilité qui menace de plus en plus les populations, Offred est devenue servante dans un foyer appartenant à la classe dirigeante. Son rôle : porter un enfant, elle est l’une des rares à en être encore capable. Ressource nationale : elle est précieuse, et sa liberté est un obstacle.
Offred, victime d’un système totalitaire et atroce. Mais lorsqu’elle marche, en compagnie de l’une des siennes – c’est la loi – et qu’elle observe le monde autour d’elle, elle ne parvient pas à déterminer si elle a hérité du sort le plus terrible.
C’est là ce qui fait la force de ce bouquin : Margaret Atwood force le lecteur à rester exigeant, quoi qu’il arrive. Il est impossible de faire preuve d’une totale empathie ou d’une trop grande sévérité face à cette femme captive, qui cherche à tirer parti – un parti ridicule, minuscule, de cette situation qu’elle subit et choisit tout à la fois. “Ne t’intéresse pas à l’individu pose-toi, toi, les questions lecteur.” : voilà ce que semble nous souffler l’intrigue, sans jamais basculer dans la démonstration ou le systématisme.
The handmaid’s tale est terrifiant, de par sa simplicité et sa proximité. Il y a très peu de portes entre le monde d’Offred et le notre. Ça percute violemment, et subtilement. C’est atroce. Et fascinant.