Lundi 23 octobre

En troisième Tardis, il y a le gang de la sonnerie. Quelle que soit l’heure, ils s’attardent toujours après le cours. Trois filles et deux garçons : Sigurd, le redoublant qui veut devenir vétérinaire en Californie, Carrie la timide, Valeria, qui adore écrire et sait que je sais ce qu’est un doujinshi. Et enfin Lorelei, qui est ce qui, dans la réalité, ce qui se rapproche le plus de Daria Morgendorfer.

Autant dire que j’adore ce groupe qui, dans n’importe quel bahut, serait une bande de marginaux.

Je me demande si c’est une constante, un axiome. Dans tout établissement scolaire, la probabilité d’avoir des élèves déconnectés de leur milieu est de x, ou x est égal à la taille du bahut multipliée par l’âge de la principale.

Ils prennent toujours quelques instants pour me demander ce que je lis – et me dire ce qu’ils lisent – pour me raconter une blague nulle ou dessiner au tableau, s’attirant par là-même un sarcasme de Lorelei. De tous petits actes, anodins, mais dont, eux comme moi ressortons toujours avec le sourire. Des moments volés par les marginaux éternels.

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