
Retour de stage avec T. Dans le RER qui nous ramène vers Paris, nous jouons à remonter le fleuve de nos vies d’adultes, à retrouver où étaient les embranchements décisifs de nos existences. À tout ce qui nous a conduit à enseigner. Sans regret aucun, ma conversation d’hier avec E. m’en préserve.
La vitre efface les années du visage de T., pendant qu’il parle de la fac et de ses choix d’alors. Rides dans l’onde du temps, avant Ylisse, les mômes, nos aventures.
C’est l’un des privilèges, immense, de ce métier : il nous laisse le temps de penser à lui.