
Pendant quinze jours, ne pas voir Ylisse, les mômes.
Sentir, dans ces premières heures. Les sensations que se détachent, comme les graviers dans le lit d’une rivière. Les visages des mômes. Les éclats de voix, le long des couloirs. Les rires, quand les cours se terminent bien. Les sons aigus de ma colère, les chuchotements des groupes de mômes à déchiffrer les textes.
Pendant presque vingt-quatre heures, regarder toutes ces émotions, toute cette énergie, toutes ces histoires glisser vers le temps figé.
Et se reposer, enfin.