Mardi 27 février

Mon téléphone m’indique un mail de boulot. Le tableau de notes du devoir commun des quatrièmes à compléter.

Ces derniers temps, le “droit à la déconnexion” a été amplement discuté. Et je me demande souvent s’il est possible de l’appliquer pour les enseignants. Pour l’éternelle raison : notre boulot ne s’arrête que lorsque nous le souhaitons. Et si je passe mon dimanche à préparer mes cours, il n’est pas illogique que je reçoive des mails de collègues me demandant un renseignement ou que je leur explique à quel point j’adorerais qu’ils m’envoient le cours auquel j’ai assisté l’autre jour et que j’ai adoré.

Et le piège se referme : en fin de compte, nous décidons nous-mêmes des limites de notre déconnexion et elle est variable, en fonction des individus et des bahuts (je n’ose imaginer comment ça se passe pour les collègues qui envoient leurs documents à photocopier au service de reprographie par mail).
Je suis favorable, éminemment, à un temps de déconnexion dans l’Éducation Nationale. C’est un geste de bien être qu’à mon sens, l’employeur doit à ses employés. Mais j’ignore totalement, pour l’instant, s’il est possible de le mettre en place de façon uniforme.

Parce qu’à nouveau, se posera la question du travail invisible des profs. Celui essentiel, qui va bien au-delà de dix-huit heures de présence devant élève, celui qui constitue la deuxième moitié, essentielle, de notre profession.

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