
Je passe une partie de l’après-midi à terminer le “lexique médiéval” sur lequel nous travaillons avec les cinquièmes Arkham. Un petit livret dans lequel nous avons consigné le vocabulaire nécessaire pour naviguer dans le monde d’Arthur et de ses potes, avec quelques pages vides pour les mots qu’ils aiment bien “mais qui seront pas au contrôle”.
Dans la tête, me trotte une phrase de Vivienne, lancée avant les vacances :
“Mais on fera quoi de ces mots, quand ce sera fini ?
– Vous les connaîtrez.
– Pour quoi faire ? Je sais, vous aimez quand on dit que ça sert à rien, mais tous ces mots, j’en fais quoi, maintenant ?”
Je leur ai retourné la question. Je leur ai demandé, pendant les vacances, de “faire quelque chose” de ces mots. Tournoi, adoubement, seigneur, pucelle, preu. Les écrire sur une affiche, en faire une histoire ou une chanson. N’importe quoi. Mais les faire vivre.
“Mais pourquoi ?
– Parce que comme ça, ils feront parti de vous, et de votre langage.
– Et ça change quoi ?”
Ça a sonné et elle est partie sans attendre la réponse.
Qui était “tout”.