Jeudi 8 mars

Les profs sont en retard…

Aujourd’hui, le RER ne nous amène pas jusqu’à Ylisse. Alors, après avoir grelotté dans le froid pendant près de trente minutes, nous nous entassons dans un bus qui nous brinquebale jusqu’au bahut. On est comme des sales gosses trop sages, aujourd’hui on arrivera après la sonnerie et nous n’y sommes pour rien.

Je regarde B. qui me renvoie me coup d’œil toujours à sa façon, en écarquillant les prunelles. Je regarde A. et Marie-Antoinette, plongées dans une grande conversation. Elles ont des rires de gamines, des rires de femmes, les deux superposées. Sur la banquette un peu crade, elles dessinent leurs futurs respectifs, plein de soleil.

Je regarde Monsieur Vivi, le seul debout, qui déploie sa longue carcasse, les mains posées sur la rampe verticale, près du plafond. On discute. De beaucoup de musique. Et me vient, en cette matinée, la quasi-certitude que je vais trahir une promesse.

C’est un début de journée unique, et semblable à beaucoup d’autres. Et sans savoir pourquoi, aujourd’hui particulièrement, je me sens heureux.

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