Lundi 19 mars

image

“Les troisièmes Max, on passe au chapitre sur la poésie, comme ma magnifique conclusion pas du tout artificielle de Stevenson à Mallarmé pouvait le faire deviner.
– Ooooooh naaaaan !
– Ééééévidemment. Bon. Quel est le problème avec la poésie.
– C’est le truc où on doit apprendre par cœur, ça saoule !”

Tous. Les. Ans.

“Bon, les pikachus. On respire un coup, on réfléchit et on essaye de se calmer. Est-ce que les poètes se sont forcément dits, en écrivant, que des profs sadiques vous forceraient à apprendre leurs écrits ?
– Bah… Non.”

(j’entends au loin un “si ça se trouve oui !” suivi d’un “ta bouche Seed.” Ce qui arrive environ six fois par cours)

“Bon. Du coup, ça ne suffit pas à détester la poésie. Qui peut me dire ce qui la caractérise ?
– Euh, y a des rimes.
– Pas forcément.
– Des vers.
– Il y a des poèmes sans vers.
– Euh… des mots chelous ?
– Je vous ferai lire des poèmes sans mots chelous, juré.
– Azy, moi, ce que j’aime pas dans la poésie c’est la fourmi !
– *pitié faites que ce ne soit pas ça*
– La… fourmi ?
– Ouais la fourmi de dix-huit mètres, il fallait apprendre ça tout le temps quand on était petit.”

Approbation bruyante dans la classe.

Fin de troisième. Et le traumatisme de la fourmi de dix-huit mètres est toujours vivace.

Maudit sois-tu, Desnos !

Laisser un commentaire