
Journée spectacle de mi-parcours des quatrièmes et cinquièmes Glee. Journée très belle. Très belle pour les profs. Pour les élèves, je suppose – et on suppose souvent mal, quand on est du côté des enseignants – excitante, intense, jubilatoire et dure, très dure.
Très dure parce que lors des représentations devant les autres élèves, des moqueries et des doigts d’honneur. Grosse colère de certains : “ils savent chanter eux ? La prochaine fois je vais les voir, je les prends, et je les mets sur une scène !”
En fait, me fais-je la réflexion, ces classes Glee sont devenus des bulles qui flottent inconfortablement entre deux espaces : vus comme des marginaux élitistes pour leurs camarades d’Ylisse, et vu comme des élèves de la zone pour les gamins plus favorisé. Ils ne sont à leur place nulle part.
Mais, comme le rappelle ma mère, c’est le destin de tous les adolescents. Et cette apesanteur, ils la vivent ensemble.
Et puis, surtout, il y a eu tant d’applaudissements lors des trois spectacles qu’ils ont joué…