
Ce n’est pas passé loin. Mais le programme de troisième s’achève doucement sur une note de satisfaction, avec les troisièmes Max comme Tardis. Étude de quatre cours extraits de Camus, qui décrivent la réaction de différents protagonistes face à la peste. Sans raison explicable, l’étude prend.
Et pendant qu’ils se penchent sur les diverses motivations de ces vivants de papier, je les observe. Me rend compte avec un léger vertige qu’hormis deux élèves, j’ai l’impression d’avoir apporté un peu, un tout petit peu, à chacun d’entre eux. Je me revois, l’année dernière, face à une autre troisième, bien meilleure, mais infiniment plus conflictuelle. Même si je suis parfois allé en cours de troisième en traînant les pieds cette année (remember les lundis après-midi), ça n’a jamais été la boule au ventre. Et ça c’est énorme.
Nombreux les moments où nous nous sommes interrogés, où nous avons débattus. Où nous nous sommes accrochés. Mais jamais dans l’indifférence ou la hargne.
La chance, certains années, de tirer les bons numéros.
“… et c’est pour ça que le roman est encore pertinent aujourd’hui, conclue Oulan. Il parle d’humains qui sont complexes. Monsieur ?
– Oui Oulan ?
– C’est comme ça que vous voyez les classes ? Comme plein d’humains complexes ?”