Mardi 21 août

C’est reparti.

Alors bienvenue à toi, qui est arrivé en ces lieux j’ignore comment, bienvenue à nouveau, vous qui vous baladez ici d’année en année.

Pour la quatrième année, Monsieur Samovar prend son clavier – parce que la plume d’oie, c’est compliqué, et mon écriture manuscrite est lamentable – pour raconter, au jour le jour, son quotidien de prof.

Histoire de s’échauffer un brin, de faire connaissance ou de se ré-apprivoiser, ce prologue à la saison 4 sera consacré, comme à la rentrée, à revoir le fonctionnement du bouzin et son règlement intérieur.

C’est quoi, Prof en scène ?

Prof en scène est le journal en ligne d’un prof de français en REP+ connu, en dépit du bon sens, sous le pseudonyme de Monsieur Samovar. Au jour le jour, il raconte ses heures de boulot, les événements qui l’ont ému, fait rire ou agacé. Oh, et pas de panique, il ne parle pas tout le temps de lui à la troisième personne. Je vais arrêter tout de suite, d’ailleurs.

Hormis ça, je lis, j’écris, je cours et je joue à des jeux vidéos. Et je me désespère que les journées ne comptent que 24 heures.

A quoi ça sert, Prof en scène ?

Comme pour de nombreux collègues, écrire est d’abord une manière de remettre de l’ordre dans ce grand huit émotionnel permanent qu’est le travail d’enseignant. La seule différence avec mes condisciples est que, étant donné d’une vanité à en faire péter un barrage, je m’épanche sur internet, et aussi que je ne me relis quasiment jamais, ce qui est très mal.

De façon plus générale, et encore plus orgueilleuse, je pense que le boulot de prof, comme de nombreuses professions, est finalement mal connu. Souvent réduit à des clichés ou des raccourcis. Du coup, raconter le quotidien de plusieurs classes, au fil de l’année, constitue ma pierre à l’édifice pour essayer d’en présenter un reflet honnête.

Dans quel genre d’établissement exerces-tu ?

Pour la quatrième année consécutive, j’enseigne à Ylisse, collège de grande banlieue parisienne, classé REP+ (aussi connu sous le sobriquet de “Fuyez, pauvres fous !). Il s’agit d’un bahut de 600 élèves environ – nous commençons à être serrés – l’un des trois établissements d’une ville à la population très jeune en moyenne.

A quoi devons-nous nous attendre cette année ?

Au récit de la vie de quatre classes : deux quatrièmes et deux troisièmes. Au retour de certains élèves – très peu – à mes angoisses d’enseigner à des quatrièmes, niveau auquel je n’ai pas enseigné depuis trois ans, à la découverte de la troisième Glee, une classe à option lourde musique, à tout un tas de projets plus ou moins délirants, à mon angoisse profonde de perdre des documents (je suis professeur principal de troisième cette année, autant dire que je transpire sévère), et à mes habituels radotages.

Et promis, je continue à essayer d’écrire absolument tous les jours.

Et bien sûr, le dimanche, on continuera à s’évader en parlant d’autre chose que de boulot !

On peut participer / te honnir / t’envoyer moults témoignages de notre admiration ?

Tee hee, j’aime tellement me poser des questions à moi-même (je vais bien).

Bien entendu : n’hésitez pas à rejoindre les gens doux et précieux de cette page facebook. Ils sont absolument fantastiques.

Alors pour cette quatrième année, cette quatrième saison : merci à tous ceux qui passent ici, qui restent, qui s’en vont. Merci d’être là, de lire et de vous exprimer sur ce que vous voyez. Merci de souvent partager, personnels de l’éducation ou non, vos expériences et votre vision de ce joyeux foutoir.

Et promis on va être heureux !

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