
Préparation des cours de la semaine à venir. C’est le troisième trimestre, et, au niveau du boulot, il devient particulièrement passionnant :
Je suis prof de français et donc j’enseigne à relativement peu d’élèves. Une centaines, nombre certes important mais dérisoire comparé aux cohortes que les profs de SVT, d’EPS ou d’Arts Plastiques voient défiler devant eux.
J’ai donc la chance, en ce mois de mars, de commencer à bien connaître les mômes. Et de vraiment pouvoir individualiser leur travail : pas de balancer des exercices de niveaux de difficulté différents en espérant que tout le monde y trouve son compte, non, mais d’être quasi-certain, en le rédigeant, qu’Eilie sautera sur cet exercice d’écriture ou que Gabocha ira chercher un dictionnaire gros comme lui pour aller travailler sur le sens de ces mots dont tellement lui échappent. Je sais aussi que je demanderai à Léonor, avant qu’elle se précipite sur les questions de compréhension, de tenter le rappel du cours.
Le troisième trimestre est souvent celui de l’apaisement, me concernant : parce que j’ai pris la mesure des élèves, eux de moi, et que nous arrivons enfin à marcher du même pas, à prendre soin les uns des autres.
Si seulement il n’y avait que des troisièmes trimestres…