
Avec les quatrièmes Alakhazam, nous travaillons, comme tous les quatrièmes, sur la presse. D’où l’étude de Bel-Ami, qui permet aux élèves de se rendre compte qu’il n’y a pas qu’eux qui, parfois, recopient leur devoir sur le copain en changeant juste le nom.
Mais lorsqu’il a fallu passer à un travail d’écriture, les choses ont été plus compliquées : dans l’ensemble, les quatrièmes Alakhazam n’ont pas un niveau extraordinaire, ni une autonomie phénoménale. Pour commencer, je leur ai donc demandé de rédiger un article sur un endroit du collège qu’il connaisse moins bien que les autres, en groupe. Certains élèves ont poussé, tremblant, pour la première fois les portes du CDI (armé d’un seul conseil de ma part : “N”appelez pas Mme H., “La dame du CDI”), d’autres sont allés, dans le plus grand des calmes, demander un entretien à Cheffe, et d’autres ont couru après les surveillants qui couraient eux-mêmes après des retardataires, dans une pure ambiance Benny Hill.
Retour en classe, les groupes discutent entre eux avec animation :
“Monsieur, c’est fou ! On vient dans ce collège tous les jours, et en fait, on n’y connaît rien, alors qu’ils décident plein de choses pour nous. Sans rire faut qu’on fasse plus attention !”
Un travail d’écriture, une activité en autonomie, et un zeste de citoyenneté… Finalement, il n’était pas si mal, ce cours.