Lundi 25 mars

Journée qui se passe aussi bien que possible. Les deux classes de quatrièmes planchent sur leur évaluation sur Bel-Ami. Je constate avec un peu de saisissement que les quatrièmes Bulbizarre ont grandi, d’un coup. Tous les mômes bossent du mieux qu’ils peuvent, même les plus en difficulté, même ceux qui se sont exclamés “On a contrôle aujourd’hui ?” (Hildegarde a perdu son pari, elle était sûre que cette fois, personne ne le dirait et avait menacé les étourdis de les maraver…. paix à leurs cendres). Le silence est studieux et n’a eu besoin d’aucune incitation. Un silence agréable, en somme.

Silence plus laborieux en quatrième Alakhazam, mais je parviens quand même à convaincre Lelio, qui fait absolument n’importe quoi en ce moment et Azim, qui en général est allergique au contact même d’un stylo d’essayer.

Les troisièmes, eux, se plongent avec joie dans la création de leurs utopies. Je constate avec un brin d’affolement que les troisièmes Glee, ces mômes baignés de culture et de création, se projettent dans des mondes beaucoup plus autoritaires que les Bazoukan, qui, foutraques devant l’éternel, tentent des modes de scrutin alternatifs et tentent d’élever leurs villes dans les nuages.

Ça se passe même bien avec les parents. Rencontre avec la mère de Rahal, qui reçoit mes compliments sur son fils avec énormément de circonspection. Ceux-ci permettent cependant de parler avec sérénité de l’avenir de son fils, qui veut lancer des avions dans le ciel. Pourvu qu’il y parvienne.

Toutes les journées ne se passent pas bien cette année. Mais chacune d’elle me paraît cohérente. Comme si je comprenais enfin les règles du jeu.

C’est sans doute pour ça que j’ai demandé ma mutation.

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