
Suite à la préparation du cours d’hier, nous nous lançons dans la lecture d’Agatha Christie avec les élèves de quatrième. En groupe, ils vont prendre le temps de se pencher sur deux pages, celles qui présentent le personnage qui leur est assigné, et rédiger une affiche le présentant. C’est une activité facile, simple, et douce.
Un pari aussi.
Parce que si ça se trouve, je perds une heure à les laisser fignoler un travail que des sixièmes pourraient aisément réussir. Mais si ça fonctionne, peut-être s’attacheront-ils un brin à un personnage de roman. Et peut-être n’aurais-je pas le droits aux habituelles atermoiements “mais il faut tout lire ?” “Azy je comprends rien !” “Mais on s’en fout de cette histoire.”
Les mômes suivent les mots, chacun à leur rythme. Remplissent leur affiche, plus ou moins bien. Le travail est noté, bien sûr qu’ils le font, ils espèrent rattraper un dernier contrôle moyennement réussi.
Et puis à la fin du cours.
“Monsieur je peux garder le livre pour demain ?
– Moi aussi s’il vous plaît ?
– Il va pas mourir Mr Blore ? Je l’aime bien, moi !”
Soulagement. S’ils lisent, ils sont sauvés. Et ils ont, enfin, fait les premiers pas.