Samedi 27 avril

Visite de S., devenu prof à Paris depuis deux ans. Et extrêmement heureux du changement, notamment du fait de se rendre à son travail en une vingtaine de minutes.

Si, l’année prochaine, je quitte Ylisse, combien de semaines laisserais-je dans les couloirs du RER ?

Une heure le matin, une heure le soir. Cinq années.

C’est dur d’avoir un joli blues, dans les transports en commun ; l’une des expériences les plus triviales, les plus partagées. Et pourtant, je les ai usés, cet hôtel aux allures de bunkers, cette casse automobile, cette friche industrielle, à les regarder, matin après matin. Où à juste les deviner pendant que je lis, que je somnole, que je discute avec les collègues. Et que je passe mes vêtements de prof. 

Qu’est-ce qui reste, en fin de compte, de tout ce temps, dispersé le long des rails ?

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