Jeudi 9 mai

Je reçois aujourd’hui un sms d’une collègue, prof des écoles dans l’établissement d’en face. L’une de ses élèves de CM2 relate un entretien qu’elle a eu et dont j’étais le jury (et je tairai ce qu’elle a écrit, je me contenterai juste de dire que j’ai rigolé avec un attendrissement bête, du style “heu heu heu !”).

Car tous les ans, pour entrer en section Glee, il est nécessaire de passer un entretien (obligation décrétée par le rectorat), qui prend un compte un seul et unique point : l’envie de passer quatre ans à apprendre au collège tout en assurant des cours supplémentaires de musique.

Et je pense que c’est là le plus grand succès de ce projet : tous les gamins qui l’intègrent ont un objectif commun. Certes très vague. Certains sont déjà musiciens, d’autres découvrent à peine (et nous disent très fort qu’ils aiment beaucoup beaucoup Mozart) mais ils savent pourquoi ils sont venus un samedi matin, et vaguement aussi pourquoi ils vont passer quatre ans dans ce bahut. Parce qu’on le leur explique.

Je ne dis pas qu’il s’agit là de la recette miracle, et que les sections Glee ne poseront jamais le moindre souci, ou feront toujours preuve d’une motivation sans failles.
Mais ils sont privilégiés : deux adultes, pendant dix minutes, se sont assis avec eux et leur ont expliqué les années à venir.

C’est inestimable.

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