
“Trudeldi”. C’est comme ça que T. appelle les journées fériées. Celles où le temps semble s’étirer. Celles où l’on arrive enfin à prendre de petits plaisirs que l’on remettait toujours à plus tard.
Nous sommes au soleil. Il y a Monsieur Vivi et I., et L., leur bébé. T. et E. Et S.
Tous profs. À rire et discuter au soleil. Je me rends compte avec le plus léger des vertige que ces instants-là nous sont comptés. Certains d’entre nous quitteront bientôt la région, d’autres se prépare pour de nouveaux chemins de vie.
Il y a quelques années – quelques mois, même – la nostalgie m’aurait susurré à l’oreille. Ou joué de la cornemuse, plutôt (je n’ai pas la nostalgie très subtile). Pas cet après-midi. Des amitiés comme celles qui se cristallisent cet après-midi, j’ai vécu assez longtemps pour savoir qu’elles sont rares. Et pourtant, elles trouvent leur origine dans une salle des profs.
Ylisse m’a, cette année encore, énormément pris, que ce soit en tant, en énergie et en affect.
Mais je suis aussi allé y trouver ma récompense. Dont je profite aujourd’hui.
Trudeldi.