Mercredi 28 août

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Si la rentrée est tonitruante, la pré-rentrée bruyante, les derniers jours de vacances murmurent de tout un tas de petits sons, toujours nouveaux, toujours familiers.

Il y a le son de l’imprimante, qui matérialise les cours que j’ai préparés ce mois d’août. Un mois passé en convalescence pour une opération bénigne, j’en ai profité pour jouer le prof sérieux (et aussi pour retourner Fire Emblem Three Houses, faut pas déconner). Je sais que les plans soigneusement préparés voleront en éclat dès que j’aurais pris le pouls de ma première classe, mais j’éprouve la joie de l’élève qui attend la première heure de cours juste pour pouvoir sortir ses affaires neuves.

Sous les fenêtres, il y a aussi le son de Paris, où à nouveau coule la foule. J’ai pu voir la ville quasi-vide. C’était autre, c’était ailleurs. Maintenant je pense à la Seine que je vais traverser tous les matins pour aller prendre le RER, et ce luxe me fait sourire.

Il y a le rire de Lady T., chez qui je suis allé l’autre soir, pour pendre sa crémaillère. Pas mal de collègues, là-bas. Et une étrange impression, celle de les voir flous. En dehors du collège, tous pleins de soleil, et sereins. On passe tellement de temps à gérer l’urgence au bahut, nous fréquenter alors que la question la plus importante est de savoir quelle salade manger (quelle question, toutes) a quelque chose de bizarre.

Il y a enfin, la musique de T., qui m’a envoyé ses nouvelles compositions. Et alors que je réfléchis aux mots que je pourrais poser dessus, je me retrouve de l’autre côté des vacances. Il va y avoir des élèves, des imprévus, des obligations, des crises, des surprises. Je me lance, comme tous les collègues, comme tous les ans, sur des flots au bout desquels, je ne serai plus le même.

Je dis au revoir à celui que j’ai été l’année scolaire dernière, cet été, et me retourne.

En scène.

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