Samedi 31 août

image : Warner Bros

Week-end étrange, qui va déboucher sur une semaine qui le sera probablement tout autant. Ils ont toujours un drôle de goût, ces samedis d’après la pré-rentrée, durant laquelle tout un tas de mécanismes se sont enclenchés dans notre tête. Fini de rire, on se met au boulot maintenant, et on mérite ces gras congés dont on vient de sortir !

Et c’est le week-end. Je me retrouve tel le Coyotte, qui continue à courir dans le vide, hyper motivé, et se demandant que faire de ces quarante-huit heures.

Continuer à préparer les cours, arranger le diaporama qui permettra aux quatrièmes dont je suis prof principal cette année de s’y retrouver. (Promis, ils auront bientôt un titre !)

Et la semaine à venir s’annonce toute aussi morcelée. Les élèves sont accueillis petit à petit, pour permettre de recevoir les enfants comme les parents, d’organiser différentes activités leur permettant de remettre un pied dans le collège… ou de le découvrir sans trop frémir pour les sixièmes.

Du coup, chaque élève se retrouvera une demi-journée au bahut avant de reprendre véritablement les cours vendredi prochain… avant un week-end.
Je me dis qu’hormis les sixièmes, peut-être les autres mômes ont-ils besoin de se replonger directement dans le bain du collège, de ne pas y entrer petit à petit, comme quand on recule devant de l’eau froide. Les classes, leurs nouveaux profs, les cours.

Mais peut-être ai-je tort, et y aller doucement a du bon.

En attendant je trépigne, je l’avoue. Et j’ai l’impression de toucher à quelque chose d’essentiel dans ce boulot : l’énergie qu’une grande partie des profs et des personnels de ce collège vient de l’impact entre notre envie d’y aller et notre crainte de nous retrouver face aux difficultés d’Ylisse.

C’est une drôle de façon de considérer son boulot… Mais ça fait des étincelles.

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