Et ce dimanche, comme tous les dimanches, on s’évade !
Pour les nouveaux venus, le dimanche sera consacré à une bouffée d’oxygène. Chanson, bouquin, jeu… Histoire de respirer un peu !

Et cet été, je suis parti du côté de Virginia Woolf et de son Orlando. Que résumer est en soi une gageure, et donnerait l’impression de raconter un rêve un brin alcoolisé. Je me contenterai de dire que ce récit raconte, à travers les yeux de son biographe, la vie d’Orlando, noble excentrique, qui, de par une étrange longévité, traversera les époques, depuis son domaine en Angleterre où il attirera l’œil de la reine Elisabeth, en passant par Constantinople ou un clan de bohémien. Oh et il changera de genre aussi.
Orlando donne, de l’extérieur, l’impression d’un machin sans queue ni tête et je l’avais abordé avec crainte, après avoir abandonné Mrs Dalloway que j’avais abordé dans des conditions peu propices à la concentration (sur un téléphone dans le RER, pour tout dire).
J’ai été très surpris de l’accueil que m’a fait le livre. Si les différents épisodes de la vie d’Orlando semblent décousus, ils forment chacun un tout cohérent, tour à tour satire des mœurs d’une époque, spleen, méditations, roman picaresque… Virginia Woolf passe de l’un à l’autre de façon avec une fluidité étonnante et on sent beaucoup de joie dans cette écriture qui ne bascule jamais dans le n’importe quoi.
Et réconcilié avec elle, j’envisage rapidement de retrouver ses pages.