Mardi 3 septembre

Ce qu’il faut, c’est ne pas se laisser submerger.

C’est une autre de ces phrases que je sors avec une agaçante régularité, particulièrement en début d’année. Parce que le fait est que bosser à Ylisse nous expose à ça : se laisser engloutir par les différentes propositions de l’institution, de la direction, des collègues, des élèves. Ateliers artistique, création de livres interactifs, de jeux vidéo, accompagnateurs de l’association sportive, coordinateur, membre du conseil d’administration, la liste est quasi-interminable.

Il faut apprendre à choisir quelques tâches, que l’on mènera le mieux possible.

Mais, toujours, on hésite. “Au fond, ai-je bien fait de m’engager dans le pilotage de cette classe de raccrochage ?” “Je ne devrais pas me consacrer aux élèves dyslexiques particulièrement ?” “Est-ce qu’il n’aurait pas été plus utile pour les élèves que je fasse du tutorat ?” “Et si j’organisais un voyage scolaire ? Oui mais est-ce que j’en suis capable ? “

Chaque année, au début surtout, chercher ses combats, ceux qui vont porter les mômes le plus loin possible. Et ceux qui nous plaisent aussi. C’est important.

En début d’année, c’est toujours paralysant. Et puis la peur s’estompe. Parce que le choix est fait, et qu’on s’en occupe comme de tout le reste. Du mieux que l’on peut.

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