Mardi 1er octobre

Donc, cette année, nous avons un quota de photocopies. 1000 par mois.

J’ai calculé. J’ai 100 élèves, même une bille en maths de mon envergure comprend que je peux distribuer à mes élèves dix photocopies par mois. Une toute les deux cours environ.

Je vous laisse faire le calcul pour la prof de SVT qui s’en cogne 300.

Du coup, encore un truc sur lequel on doit apprendre à gruger. En tirant des copies surnuméraires sur l’antique imprimante de la salle des profs que l’on maltraite de façon indigne, en suppliant le collège d’EPS ou d’Arts Plastiques pour nous en filer quelques-unes, en imprimant les document en police 6 (”monsieeeeeeur on voit rieeeeeen !) ou en échangeant des services rendus à des collègues contre les précieux feuillets.

Je n’ai pas spécialement mon mot à dire sur cette étrange politique, mais je m’interroge toujours sur ce genre de restrictions. Ce n’est pas comme si nous AIMIONS, nous, profs, photocopier des activités. Mais c’est souvent nécessaire. Et je trouve étonnants ces soucis d’écologie quand, par exemple, je découvre 3 cartouches d’encre inutiles car ne correspondant à aucune des imprimantes du bahut, ou une collection de boîte de craies, quand, dans le collège, subsistent très exactement 3 tableaux noirs, dont un en salle polyvalente.

Oui, ce ne sont que de petits soucis. Mais certaines journées, ces mini-soucis, s’ajoutent à tous les autres. Les conflits à calmer entre élèves, les classes totalement hors de contrôle, les réunions qui s’accumulent, les collègues qui dépriment, les 8 salles entre lesquelles nous devons naviguer quotidiennement.

J’ai souvent l’impression de devoir naviguer entre ces tous petits écueils, qui, à eux seuls, ne suffirons jamais à nous faire chavirer.

Mais chaque jour et en permanence…

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