
J’ai passé une partie de l’après-midi à réexpliquer, par messagerie du collège, le cours des propositions subordonnées relatives à Ingrid, qui ne comprenait pas.
Hier, j’ai passé trente minutes à revenir sur les points du vue du narrateur, qu’Amelia n’a apparemment pas saisi l’année dernière.
Avant de discuter vingt bonnes minutes du Père Goriot avec Linhardt, qui a commencé à le lire par lui-même.
“Bon, ça suffit, j’ai besoin de souffler un peu ! ai-je conclu en le poussant hors de ma salle de classe. Vous êtes plein de questions, cette année.”
Linhardt a souri. D’un sourire beaucoup plus calme que lorsqu’il était mon élève, il y a deux ans. Et avec un langage toujours aussi soutenu, mais infiniment plus maîtrisé.
“Vous vous souvenez, monsieur ? Vous nous avez toujours dit qu’on ne devait jamais accepter de ne pas comprendre, en cinquième. C’est quelque chose dont on parle souvent, entre nous. Je veux dire, on essaye de suivre ce précepte.”
Je quitte le bahut avec cette récompense en poche.