
Fin des vacances. Je repense à une conversation que j’ai eu avec C., une ancienne prof devenue, par la suite, amie de mes parents, puis amie tout court.
“Ce qui est crevant dans ce métier, c’est que tu calcules chaque moment de ta journée. Dès que tu te lèves.”
Plus que dans les autres professions que j’ai exercées, la charge mentale quand on est prof doit être gérée avec rigueur. Parce qu’il n’y a rien de plus facile que de se laisser engloutir sous la masse de travail que nous avons, comme il est également possible de travailler au jour le jour, mais dans un stress incroyable.
Être prof est cet exercice permanent de funambule. Et si, il y a quelques semaines, je me suis mis en arrêt, c’est parce que je me sentais dangereusement vaciller. La réciproque est qu’il n’y a rien de plus agréable que de trouver cet équilibre, cette stabilité, lorsque l’on s’investit à la juste limite de ses forces, et que l’on profite de la liberté de ce boulot.
C’est une discipline permanente.