
Cours qui s’est très mal passé avec les quatrièmes Dracaufeu. Hyper insolents et désagréables. Je rencontre Monsieur Vivi, C., la prof d’Espagnol et M., la collègue d’Histoire. Le constat est le même : toutes les classes de quatrièmes sont, chacune à leur manière, compliquées. De par leur comportement, leurs difficultés, leur façon d’interagir entre elles.
Je n’aime pas croire à cette légende de génération maudite. Mais les faits sont là. Et pendant près d’une heure nous disséquons les raisons possibles. Individualités compliquées, facteurs sociaux, changements de profs… Il y a un côté vertigineux à cet ensemble de possibilités. Et une impression d’impuissance très forte.
Dans ces moments-là, j’aime à me répéter ce que disent certains collègues que je respecte immensément : nous sommes là pour faire cours. Avant tout. Et même si c’est extrêmement dur par moments, c’est le cœur irréductible de notre métier. Il y aura un temps pour les entretiens individuels, la réflexion sur les difficultés, les remises en question. Mais tout d’abord, réfléchir à comment assurer cette fondation : faire. Cours.
Quand les problèmes s’amoncèlent, garder le regard juste à ses pieds n’est pas la pire des solutions.